JEENA, mon premier court métrage

Réaliser son premier court métrage, c’est souvent ne jamais se lancer. Un peu comme toutes les premières fois. On a peur d’absolument tout, on se compare à absolument tout. Et surtout, on n’ose pas se lancer, se faire confiance et se dire que la pire chose qui puisse arriver c’est juste que le film ne nous plaise pas. Car comme chaque expérience, on apprend.

Dans cette article je voulais partager avec vous, avec ceux qui n’ose pas se lancer dans leur premier court métrage (ou autre projet), comment moi, je me suis lancée !

JEENA est une idée qui a grandi durant l’année 2019 alors que je cherchais à réaliser un documentaire sous la forme d’une interview. N’ayant pas réussi à mener a bien ce projet j’ai alors basculé sur l’idée de réaliser quelque chose de relativement simple; un huit clos. Un huit clos est lorsque l’on film une histoire dans un seul et même lieu fermé. Ainsi les possibilités se résumés à une courte histoire, d’une seul personne, dans sa maison. A partir de là les idées se sont développées et mon histoire s’est tournée vers un jeune couple. Lidée de la peinture m’est venue naturellement, je me suis dit que traité la peinture pouvait être plutôt « simple » et très naturelle car Adelain, l’acteur, n’avait encore jamais fait de peinture a l’aquarelle de sa vie. Sans lui avoir donné le pinceau avant le tournage, je voulais que l’on ressente ce côté « enfantin » comme lorsque l’on découvre quelque chose de nouveau enfant. Je lui est simplement donné des indications pendant sa peinture.

Mais pour revenir au scénario, il fallait bien la tourner cette histoire. Et qui dit tournage dit préparation, et qui dit préparation dit aussi séquencier, penser à l’étallonnage, a chaque plans, a la durée de chaque plans, et ce que je voulais dans mon image, la photographie, aux ambiances, aux nombres de plans par séquances etc etc. Alors arriver à ce stade les choses ont commencé à prendre du temps, puis du retard, puis elles ont finit par ne pas se faire.

C’est le mardi 4 juin 2019, que les choses se sont accélérés. En effet, je suis tombée sur la vidéo du youtuber INTHEPANDA qui avait publié quelque jours auparavant une vidéo s’intitulant « TU VAS FAIRE UN FILM ! ». Cette vidéo est en fait un concours de court métrage tourné avec un téléphone, et comportant 4 contraintes principales:

1) A un moment, les personnages parlent de cinéma. Le lieu, l’art, un film précis.

2) Parmi les personnages se trouvent un frère et une sœur.

3) Phrase imposée « C’était pas si dur au final. »

4) 7 minutes max générique compris.

Mais mon film ne m’est pas tout de suite revenu à l’esprit car ce genre de contraintes demandent à être intégrer à un projet dés l’écriture de l’histoire. Adelain, mon compagnon, s’est jeté sur l’occasion pour se lancer un nouveau défi. Réunissant toute son équipe rapidement et écrivant le scénario toute la nuit suivante, les choses allaient vite. spectatrice de cela (même si j’étais dans l’équipe de son court métrage) je me sentais frustrée de ne pas pouvoir participer moi aussi. Et puis il m’a dit « Mais fait le! Je t’aide, fais le! »

Ni une ni deux, je suis parti récupérer mon projet qui dormait depuis quelque mois et j’ai commencé à essayer d’y intégrer les 3 contraintes. J’ai changé le couple en un frère et une sœur. J’ai donc intégrer un dialogue pour le faire comprendre ainsi que pour faire apparaître la référence cinématographique. Enfin, pour la denrière contrainte j’ai trouvé la solution de glisser un plan post générique avec la phrase imposé (qui était d’ailleurs vraiment pas une bonne idée car elle « cassé » la fin du film).

Ainsi sur les 3 jours qu’il me resté j’ai tourné, dés que je pouvais, les plans et les séquences de mon film, de manière finalement bâclée.

Le résultat n’est pas a la hauteur de ce que j’imaginais, mais faire un premier film ce n’est pas évident, et encore moins aujourd’hui. En effet, sur youtube, même ceux avec le plus d’abonnés (Cyprien, Natoo, Norman) se mettent à faire des courts métrages et/ou des clips avec des équipes professionnels et un certain budget. En voyant les résultat on peut vite déchanter face à cette qualité parfois proche du cinéma. C’est pour cela que même si notre résultat est incomparable à ce genre de production, il faut bien commencer quelque part. Et plus on va en faire, mieux ils seront.

Ainsi, mon premier court métrage à vu le jour grâce au concours de Victor ( https://www.youtube.com/channel/UCKpRJZK14ZH7ffHtXMwPcTg). Il est beaucoup plus facile de se lancer avec des contraintes que sans. Une contrainte de temps nous obligera à travailler notre projet et le finaliser avant une date précise. Et des contraintes de matériels, ou d’éléments a apporter et inclure dans l’histoire nous aiguillera pour l’écriture. Car partir d’absolument rien, au début, c’est bien trop vaste. Sachant que l’écriture cinématographique peut être très complexe.

Je vous glisse ici le lien de mon premier petit film: https://www.youtube.com/watch?v=UZAprZyXO_Q&t=2s dont vous avez toute l’histoire à présent !

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